Autour des restes

Réorganisations diverses des matériaux résiduels de la pratique artistique

Stock

Le moment de la déprise

L'art d'accommoder les restes

 

Installation

2013

Depuis En exercice (Galerie de l’UQAM, 2006), je récupère et conserve les restes des mes transformation — masques, faux-membres, enveloppements, bourrages et bricolages variés. En 2008, lors d’une action présentée durant l’exposition Le moment de la déprise à la Galerie B-312 (Le dessein des restes), j’ai découpé et réduit en poussière une partie des ces éléments conservés. Ces restes — déchiquetures, miettes, morceaux — ont ensuite intégré les performances successives (La Centrale Galerie Powerhouse, 2009; Pêche au lancer, 2010; En exercice à Venise, 2013) qui, à leur tour, ont produit d’autres restes. Stock est une installation composée de cette réserve de matériaux. La pièce a été présentée pour la première fois en 2013, à la Z2O Galleria — Sara Zanin à Rome.

 

Stock

 

 

Le moment de

la déprise

Exposition

Galerie B-312

2008

Montréal, Québec

Mes travaux en performance laissent derrière eux des objets de toutes sortes que je conserve soigneusement. Lors de mes déplacements, il m’arrive de les ranger dans une valise qui me tiendra lieu d’atelier une fois arrivée à destination. À l’occasion de l’exposition Le moment de la déprise je me suis livrée à la découpe de ces objets. Jour après jour, j’ai consacré mon temps à les couper, disséquer, effriter, désagréger, pulvériser. Ces actions posées en dehors des heures d’ouverture de la galerie ont donné lieu à l’installation Le dessein de restes.

 

«Ces gestes ne sont pas posés pour eux-mêmes. Ils défont et décomposent, mais l’action est créatrice d’une autre action, celle de la déprise, dont il s’agit de prendre la mesure. Les performances et les installations passées de Raphaëlle de Groot ont généré un matériel visuel substantiel. Ces images, qui peuvent être considérées elles aussi comme des restes d’expériences, l’artiste a voulu les réinvestir, avec Johanne Jarry (écriture) et Paul Martin (graphisme), en créant L’espace commun, un travail collectif d’édition qui se poursuivra tout au long de l’exposition.»

Jean-Émile Verdier, communiqué de presse, Galerie B-312.

 

Atelier de création ; installation

Réalisé dans le cadre de l’exposition Chantiers présentée au centre d’art Le Quartier avec la collaboration de l’École supérieure des beaux-arts de Cornouaille.

Commissariat de Dominique Abensour

11 avril au 8 juin 2008

Quimper, France

 

L'art

d'accommoder

les restes

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L’art d’accommoder les restes est un atelier que j’ai mené du 17 au 29 mars 2008 avec les étudiants de l’École supérieure des beaux-arts de Cornouaille (Quimper, France): Tristan Fraipont, Charlène Le Du, Jérémie Legendre, Pierre Le Saint, Margot Louarn, Christelle Macé, Sandra Mercier, Mélanie Peduzzi, Marine Penhouët, Manon Peresse, Nathalie Pitel, Caroline Quéguiner, Soizic Rémy. L’art d’accommoder les restes est également le résultat de cet atelier : une installation constituée d’objets destinés à être emportés par le public.

 

Comme point de départ, j’ai proposé aux étudiants de collecter des restes de travail, des matières et des matériaux inutilisés ou inutilisables : chutes, retailles, rebuts, résidus, ratés, surplus… Ensuite, nous nous sommes engagés ensemble dans une chaîne d’actions qui avait pour objectifs de reconsidérer les éléments amassés, de les trier, de les inventorier et d’en expérimenter le potentiel. Répartie en séances de travail structurées, cette série d’actions obligeait à «faire», «défaire» et «refaire». La fin d’une étape conduisait au début d’une autre qui commençait avec les restants de la précédente. Le stock de matériaux a considérablement diminué, un classement s’est opéré, de nombreux éléments ont été modifiés ou transformés. Le travail était accompagné d’une captation vidéo. D’un ensemble chaotique et indistinct ont émergé des choix, des associations, des compositions. La dernière séance de travail s’est déroulée au Quartier. Le dernier jour de l’exposition, les visiteurs qui le souhaitaient pouvaient quitter l’installation en emportant les objets qui les avaient séduits ou intéressés.