Biographie

Née à Montréal, Raphaëlle de Groot est une artiste du Québec, Canada, dont la pratique interdisciplinaire est issue des arts visuels. Elle présente ses travaux en Amérique du Nord, en Amérique du Sud et en Europe depuis 1997. Intéressée par l’expérience humaine, elle élabore ses projets en relation avec des contextes et des milieux diversifiés, suscitant la participation et la collaboration d’individus et de communautés. Axées sur le processus, développées à partir de rencontres et d’actions variées, ses oeuvres peuvent comprendre autant le dessin, la photographie, la vidéo que l’installation et la performance. Diplômée de l’École des arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal (MA, 2007), elle a reçu plusieurs distinctions dont le Prix Pierre Ayot en 2006, le Prix Graff en 2011 et le Prix Sobey pour les arts en 2012. En 2013, Raphaëlle de Groot a réalisé une performance à Venise, produite par la Galerie de l’UQAM et le Conseil des arts et des lettres du Québec à l’occasion de l’ouverture de la 55e Biennale de Venise (commissariat de Louise Déry).

 

Raphaëlle de Groot a enseigné à l’Université de Lethbridge (Alberta), à l’Université du Québec à Montréal et à l’Université Concordia (Montréal). Elle est actuellement membre du conseil d’administration du Centre Turbine (Montréal). Son travail est représenté par la Galerie Graff à Montréal et la Z2O Galleria – Sara Zanin à Rome. 

 

Projets récents

Dans le cadre de l’événement Repères 2017 créé par Partners in Arts (Toronto), Raphaëlle de Groot a réalisé Subsistances • Inniun, un projet à volets multiples découlant de sa rencontre avec les communautés de la Minganie durant un séjour d'un an sur la Côte-Nord du Québec (commissariat de Véronique Leblanc). Co-réalisé avec Maxime Girard et produit par la Boîte Rouge VIF, le moyen-métrage résultant de cette expérience a été présenté au 36e Festival international du film sur l’art à Montréal et à Québec en 2018 (programmation de Nicole Gingras). De 2014 à 2016, elle a travaillé au cycle d’expositions Rencontres au sommet présenté à la Southern Alberta Art Gallery, à la Art Gallery of Windsor et au Musée national des beaux-arts du Québec. Fruit d’une collaboration avec des musées d’art, d’histoire, de civilisation et de communauté de l’Alberta, de l’Ontario et du Québec cette réalisation marquait la fin du projet Le Poids des objets commencé en 2009. En 2015, elle a pris part à des expositions en Irlande (plateforme virtuelle), aux États-Unis et au Canada, innovatrices quant à la problématique de l’accessibilité et à l’expérience de formes de handicaps en lien avec la pratique artistique et l’art contemporain (Marking blind ; The Art of the Lived Experiment ; Flesh of the World ; Sweet Gongs Vibrating — commissariats de Amanda Cachia).